Qu'est-ce que la PACES? Comment ça se passe? Cet article va tenter de répondre à vos questions. Pour approfondir, n'hésitez par à vous rendre sur les différents articles en lien avec ce sujet sur le site de l'ANEMF, ou bien rendez-vous sur le site des tutorats Paces.

P.A.C.E.S :  Première Année Commune aux Etudes de Santé

La PACES intègre quatre filières : médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme. Certaines facultés permettent également d’intégrer les filières de masso-kinésithérapie et d’ergothérapie (attention, ces filières non universitaires peuvent impliquer des frais d’inscriptions importants). Elle est accessible à tout bachelier via la procédure Admission post-bac.

Les enseignements portent essentiellement sur l’étude de l’anatomie et des tissus humains (biologie, histologie, biochimie), des mécanismes organiques (biophysique, physiologie et pharmacologie…) et traitent des sciences humaines en santé. Ils sont communs à tous les étudiants pendant le premier semestre, préparant à la première session du concours ayant lieu en décembre ou janvier selon les facultés. A l’issue de ce premier semestre commun, les étudiants apprennent leur rang de classement de cette première session du concours puis choisissent la ou les filières auxquelles ils souhaitent candidater. Au second semestre, les étudiants suivent des enseignements communs mais également les enseignements spécifiquement dédiés à la ou les filières choisies par l’étudiant.

Dans chaque faculté, un dispositif de tutorat (lien vers la page) est mis en place. Les étudiants des années supérieures, le plus souvent en collaboration avec les professeurs de 1ère année, proposent aux étudiants des entrainements pendant l’année, des concours blancs et parfois même un stage de pré-rentrée ! Renseigne-toi !

Les résultats du concours sont révélés en fin d’année : un classement par filière est établi. En fonction de son rang, l’étudiant a accès ou non aux filières qu’il a présentées. Il choisit ainsi le cursus dans lequel il poursuivra ses études. Le nombre de places ouvertes en deuxième année est fixé chaque année, c’est le Numerus Clausus (mettre lien hypertexte vers article).

Un étudiant a la possibilité de redoubler pour tenter une seconde fois le concours. Par contre, si ses notes sont très basses, il peut lui être proposé une réorientation vers une autre filière.

Pour connaître le calendrier de l’année, le programme détaillé et les démarches administratives, renseigne toi sur le site de ta future faculté !

La réforme de la première année : un bilan en demi-teinte

Mise en place à la rentrée 2010, la réforme de la première année de médecine s’inscrit dans la dynamique d’intégrer les études de santé au schéma Licence-Master-Doctorat et a ainsi représenté la première étape d’une longue réforme des études médicales.

La Première Année Commune aux Etudes de Santé réunit désormais les filières médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme posant un socle de connaissances commun à ces différentes filières de santé. L’une des plus grandes avancées de cette réforme est l’organisation du programme en modules d’enseignements censée permettre une meilleure articulation, entre elles, des connaissances des différentes disciplines.

Afin de permettre un meilleur suivi de cette réforme, avec les autres associations représentatives étudiantes, l’ANEPF, l’ANESF, la FNEK et l’UNECD, nous avons réalisé une évaluation de la mise en place de cette première année. Notre enquête a révélé de nombreux dysfonctionnements et nous a permis de formuler, en conséquence, des propositions (meilleur coordination entre les enseignants des différentes filières, tutorat pris en charge financièrement par les universités, donc gratuit pour tous les étudiants et couvrant toutes les disciplines, développement des passerelles de réorientation…) : notre analyse a fait l’objet d’une contribution à destination de nos ministères de tutelle, Enseignement Supérieur et Santé, et des universités (en pièce-jointe).

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le 1er décembre dernier, a livré les données de sa propre enquête. Bien que venant conforter nos constats, nous regrettons le manque de transparence et les lacunes que comporte cette analyse. Nous avons fait part de notre mécontentement dans un communiqué de presse commun à différentes associations représentatives étudiantes, ci-joint, réclamant d’avantages de résolutions du ministère à l’attention des universités. Depuis, le ministère nous a assuré que nous travaillerons prochainement sur les recommandations à faire aux facultés pour améliorer la réforme